
Pourquoi voir ou revoir Dans la chaleur de la nuit :
- Pour l’histoire d’abord et le scénario qui évite de tomber d’emblée dans un film stéréotypé avec un revirement de situation dès les premières minutes. Le film a d’ailleurs reçu 3 Oscars en 1967 dont celui du meilleur film et 3 Golden Globes en 1968.
- Pour Sydney Poitier, immense acteur inoubliable dans le 1er couple mixte du cinéma de Devine qui vient dîner ce soir ? Il campe ici à merveille son personnage, tiraillé entre 2 mondes, entre le Nord et le Sud, entre l’homme de Loi et le justicier, entre sa situation privilégiée et le souvenir omniprésent de ses racines douloureuses d’homme noir en 1967 aux États-Unis.
- Pour la peinture sociale grinçante du Sud des États-Unis à la fin des années 60, elle vient nous rappeler la survivance d’un passé sombre pas si lointain, des champs de coton, des anciens (?) négriers propriétaires terriens, des faiseuses d’Anges. Un passé blanc contre un passé noir. Un passé-présent de racisme “réflexe” et consanguin.
- Pour la réalisation very very Sixties et presque Seventies… les plans, la couleur, les “caisses” tout y est !
- Pour les répliques cultes et notamment le célèbre “Appelez-moi Monsieur Tibbs !”, classé 16ème par l’American Film Institute dans son Top 100 des répliques du cinéma américain (source : Wikipedia).
- Enfin, pour la bande-originale… by Quincy Jones ! Et la voix de Ray Charles qui nous fait fondre avec un très très chaud “In the heat of the night” !







